Mot du Président 23.11.2011
6 semaines de vacances minimales ?
Le 16 juillet 2009 je constatais que l’initiative populaire fédérale intitulée « 6 semaines de vacances pour tous » avait formellement abouti. Cette initiative du syndicat Travail suisse vise une augmentation de 4 semaines à 6 semaines du droit minimal aux vacances fixé par la loi. Cette initiative est d’actualité considérant que le peuple suisse se prononcera sur cet objet en mars de l’année prochaine.
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Si cette initiative devait recueillir un soutien populaire, les entreprises se verraient contraintes d’offrir 6 semaines de vacances à tous leurs employés. Cette mesure est tout simplement inacceptable, non seulement inacceptable mais particulièrement irresponsable. Le monde de l’économie a besoin de flexibilité, de soutiens politiques et non de contraintes étatiques et administratives qui grèvent toute croissance. Nous devons laisser la liberté aux entrepreneurs de notre pays qui ont contribué largement à la création de richesses et notre prospérité de choisir les prestations sociales qu’ils désirent offrir à leurs employés. Les 4 semaines de vacances actuelles correspondent à un minimal qui doit être bien évidemment maintenu dans la loi. En revanche, demander une augmentation de ce minimal à 6 semaines dénote d’un manque de connaissance affligeant du monde du travail et des difficultés rencontrées quotidiennement par les entreprises, notamment en ce moment. Le parti libéral-radical valaisan soutient les entrepreneurs et les travailleurs de ce pays, oui, les travailleurs aussi, car ajouter des contraintes inutiles et perverses qui pourraient engendrer de la décroissance n’a jamais aidé ni les patrons ni leurs employés. J’ai toujours défendu et je défendrai toujours la liberté d’action, le dynamisme et la croissance plutôt que les contraintes, la passivité et la stagnation. Je défendrai toujours un marché hautement concurrentiel plutôt qu’un protectionniste étatique. Cette initiative est proprement inadmissible. Si les syndicats, appuyés par la gauche, continuent d’avoir des idées aussi lumineuses, ils nous proposeront bientôt le concept des 35 heures, concept aberrant qui a plongé nos voisins français dans un marasme économique sans précédent.





