Le groupe PLR-FDP a soutenu ce décret, car les conditions justifiant un crédit supplémentaire étaient clairement réunies. Le drame était imprévisible, les moyens demandés étaient nécessaires et l’urgence était manifeste. Les actes d’enquête, les auditions et les expertises ne pouvaient pas attendre le prochain cycle budgétaire.
Ce débat était aussi l’occasion de faire passer plusieurs messages importants.
Le groupe PLR-FDP a d’abord tenu à rappeler que l’enjeu dépasse largement le seul dossier de Crans-Montana. Cette procédure hors norme mobilise déjà fortement le Ministère public et continuera vraisemblablement à le faire durant plusieurs années. Or, pendant ce temps, les autres dossiers ne disparaissent pas. D’autres victimes attendent des réponses. D’autres justiciables attendent des décisions.
En acceptant ce décret, le Parlement n’a donc pas seulement financé une instruction exceptionnelle. Il a aussi donné au Ministère public les moyens de continuer à traiter les milliers d’autres procédures qui lui sont confiées chaque année. C’est un enjeu essentiel pour le bon fonctionnement de la justice pénale valaisanne.
Le groupe PLR-FDP a également voulu rappeler que cette situation exceptionnelle ne s’arrêtera pas avec l’exercice budgétaire 2026. Tout indique que la procédure se poursuivra durant plusieurs années. Les besoins qui subsisteront dès 2027 devront donc être intégrés au budget ordinaire du Ministère public. L’urgence ne pourra plus servir durablement de base à des crédits supplémentaires successifs.
Enfin, le groupe PLR-FDP a insisté sur la nécessité de garantir la continuité des compétences acquises dans ce dossier. Il serait contreproductif de remplacer, pour des raisons purement contractuelles, des collaboratrices et collaborateurs qui auront développé une connaissance approfondie de cette procédure complexe.
Au-delà des chiffres, ce décret touche à un principe fondamental. La capacité de notre justice pénale à continuer de fonctionner même lorsqu’elle est confrontée à une affaire hors norme. Il s’agit de protéger les droits des victimes, de garantir des délais raisonnables et de préserver la confiance des citoyennes et citoyens dans leurs institutions.
Pour le groupe PLR-FDP, le soutien à ce décret allait donc de soi. Mais ce vote devait aussi permettre de poser clairement les enjeux pour la suite.