Oui à l'imposition individuelle

La votation sur l’imposition individuelle approche, et nous assistons à une campagne massive de désinformation menée notamment par le Centre (ex-PDC) et l’UDC.

Il y a déjà 40 ans, le Tribunal fédéral a décidé que la discrimination fiscale des couples mariés devait être abolie. Malgré cette décision, notre système fiscal continue aujourd’hui à traiter différemment des contribuables uniquement en fonction de leur état civil.

La votation sur l’imposition individuelle approche, et nous assistons à une campagne massive de désinformation menée notamment par le Centre (ex-PDC) et l’UDC.

Ne nous trompons pas de débat. Ce qui les dérange réellement, ce n’est pas une prétendue complexité administrative, mais la remise en question d’un modèle fiscal fondé sur une vision traditionnaliste et conservatrice du mariage, où un seul revenu principal, souvent masculin, définit qui a le pouvoir au sein de la famille.

Aujourd’hui, le deuxième revenu dans un couple marié est tellement pénalisé par la progressivité de l’imposition commune que même un petit emploi annexe de quelques heures par semaine peut presque entièrement passer en impôts.

Voulons-nous, en tant que libéraux-radicaux, faire perdurer un système qui a longtemps contribué à placer les femmes dans des situations de dépendance économique ?

Voulons-nous continuer à cautionner un modèle fiscal qui pénalise le mariage lorsque les deux conjoints travaillent et réussissent professionnellement ?

Voulons-nous vraiment décourager le travail, l’engagement professionnel et l’autonomie financière ?

Voulons-nous qu’un revenu supplémentaire soit fiscalement absorbé simplement parce que deux personnes ont librement choisi de se marier ?

L’imposition individuelle supprime ces effets dissuasifs et rétablit une logique simple : chaque personne est imposée sur son propre revenu, ni plus, ni moins.

Quant à l’argument de la bureaucratie, il relève également de la fake news. Personne ne naît marié. Lorsqu’on se marie, on doit déjà modifier sa manière de remplir sa déclaration d’impôts. Et en cas de divorce (ce qui concerne près d’un mariage sur deux) il faut à nouveau adapter sa situation fiscale. Le système actuel génère déjà des changements administratifs. L’imposition individuelle, elle, apporte de la cohérence et de la neutralité.

Notre engagement libéral-radical repose sur des principes clairs :

  • une fiscalité neutre face aux choix de vie,
  • l’autonomie financière de chaque individu,
  • l’égalité réelle entre femmes et hommes,
  • un système simple, transparent et adapté aux réalités d’aujourd’hui.

Ne laissons pas la peur et le conservatisme bloquer une réforme attendue depuis 40 ans. Faisons triompher la liberté individuelle et l’égalité.

Le 8 mars, affirmons clairement nos valeurs : votons OUI.