Le PLR soutient la réforme de la loi sur la promotion économique. Pourquoi
Parce que le Valais a besoin d’une politique économique forte, claire et adaptée à la réalité du terrain. Notre canton doit rester attractif, soutenir ses PME, encourager l’innovation et permettre aux entreprises de créer de la valeur et des emplois.
Mais soutenir une réforme ne veut pas dire avaler tout le projet sans broncher. Le PLR ne signe pas un chèque en blanc. Nous soutenons l’objectif général, mais nous voulons corriger ce qui doit l’être.
Qu’est-ce qui vous dérange dans le projet actuel
Le risque, c’est de faire une loi qui parle de promotion économique tout en ajoutant des contraintes, des procédures et des interventions publiques. Or, les entreprises valaisannes n’ont pas besoin d’un État qui leur explique comment travailler. Elles ont besoin d’un État qui leur laisse de l’air.
Aujourd’hui déjà, beaucoup de PME passent trop de temps à remplir des formulaires, à attendre des autorisations, à se battre avec des procédures. Ce temps-là n’est pas consacré à produire, à innover, à engager ou à investir. Il est perdu. Et ce sont souvent les petites entreprises qui en paient le prix.
Vous craignez une loi trop bureaucratique
Oui. Et c’est un vrai danger. On ne renforce pas l’économie en empilant des couches administratives. On ne crée pas d’emplois avec des formulaires. On ne rend pas le Valais plus attractif en compliquant la vie de ceux qui prennent des risques.
La promotion économique doit être un outil au service des entreprises, pas un prétexte pour étendre le périmètre de l’État.
Quel doit être le rôle de l’État selon le PLR
L’État doit fixer des règles claires, créer de bonnes conditions-cadres et intervenir seulement lorsque c’est nécessaire. Il ne doit pas se transformer en entrepreneur, ni en planificateur économique omniprésent.
La richesse du Valais ne se décrète pas depuis un bureau. Elle se crée dans les ateliers, les commerces, les hôtels, les exploitations, les entreprises industrielles, les start-up et les PME familiales. Ce sont ces acteurs-là qui font vivre le canton. L’État doit les soutenir, pas les encadrer jusqu’à l’étouffement.
L’article 14 sur les mesures foncières et immobilières a notamment fait réagir le PLR
Oui, parce qu’il touche à un point sensible. Le foncier et l’immobilier économique concernent directement les communes. Or, en Valais, l’autonomie communale n’est pas une formule creuse. C’est une réalité institutionnelle et politique.
Les communes connaissent leur territoire, leurs besoins, leurs contraintes et leurs possibilités. Elles doivent rester au cœur des décisions qui concernent leur développement. Le canton peut coordonner, accompagner, soutenir. Mais il ne doit pas contourner les communes ni se substituer à elles.
Vous redoutez une forme de centralisation
Nous voulons éviter que le canton prenne toujours plus de place au détriment des communes et des acteurs privés. Le développement économique ne doit pas devenir une affaire pilotée d’en haut. Le Valais est un canton de régions, de communes, d’entrepreneurs et de réalités locales très différentes.
Une politique efficace doit partir du terrain. Pas d’un schéma théorique décidé à Sion.
Certains voulaient aussi inscrire davantage d’exigences sociales ou salariales dans la loi. Pourquoi le PLR s’y oppose
Parce que ce n’est pas le rôle de cette loi. La promotion économique ne doit pas devenir un fourre-tout politique. Les salaires, les relations de travail, les conventions collectives ou les règles sociales relèvent d’autres cadres et des partenaires sociaux.
À force de vouloir tout mettre dans cette loi, on finit par affaiblir son objectif principal. Cet objectif doit rester simple et clair. Renforcer l’économie valaisanne, soutenir l’innovation, améliorer les conditions-cadres et permettre aux entreprises de se développer.
Le PLR défend donc une vision plus libérale de la promotion économique
Nous défendons surtout une vision réaliste. L’économie valaisanne repose d’abord sur les PME, les indépendants, les artisans, les commerçants, les entreprises industrielles, les acteurs du tourisme et les entreprises familiales. Ce sont eux qui forment les apprentis, qui investissent localement, qui soutiennent les sociétés villageoises, qui paient des impôts et qui font vivre les régions.
Ces entreprises n’attendent pas de grands discours. Elles attendent qu’on leur simplifie la vie. Elles attendent de la stabilité, de la rapidité et de la confiance.
Que demandera le PLR lors de la suite du débat
Il y aura une deuxième lecture et nous reviendrons de toute façon avec les mêmes demandes. Nous voulons une loi plus ciblée, moins bureaucratique, respectueuse des communes et clairement orientée vers celles et ceux qui créent la richesse.
Le PLR ne s’opposera pas à une réforme utile. Mais il refusera une réforme qui, sous couvert de promotion économique, donnerait davantage de pouvoir à l’administration et moins de liberté aux entreprises.